DPE à La Filandière à Évreux : comprendre le bâti pour vendre ou louer

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À La Filandière à Évreux, les 1 023 DPE analysés décrivent un quartier principalement composé d’appartements, où les classes C et D regroupent les effectifs les plus importants. La part de logements classés F ou G atteint 6,5 %, contre 5,8 % dans la ville, une différence à considérer sans la généraliser à chaque bien.

DPE à La Filandière à Évreux : comprendre le bâti pour vendre ou louer — Évreux

Le dossier énergétique de La Filandière repose sur 1 023 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Évreux. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués du quartier, leurs périodes de construction et leurs résultats énergétiques. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements de La Filandière. Les proportions présentées doivent donc être lues comme celles du corpus étudié, et non comme une caractéristique certaine de chaque adresse. Pour préparer une vente ou une location, cette lecture territoriale fournit un contexte utile : elle aide à situer un bien, mais ne remplace ni son propre diagnostic ni l’examen des informations qui lui sont spécifiques.

Un bâti surtout en appartements, avec 1989-2000 comme période dominante

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (La Filandière)Part du quartier
A00,0 %
B20,2 %
C43642,6 %
D35134,3 %
E16716,3 %
F474,6 %
G202,0 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS La Filandière (Évreux).

La Filandière présente un profil largement collectif : les maisons individuelles représentent 19,6 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. La période de construction la plus représentée est 1989-2000, avec 24,1 % des diagnostics du quartier. Il s’agit de la tranche dominante, mais pas d’une majorité du bâti étudié. Le quartier conserve également une composante plus ancienne : 34,4 % des logements du corpus ont été construits avant 1975, dont 10,5 % avant 1948. Cette diversité invite à ne pas résumer La Filandière à une seule génération de bâtiments. Les données ne précisent ni les matériaux employés, ni les équipements de chauffage, ni les rénovations réalisées. L’âge de construction fournit donc un repère descriptif, sans suffire à expliquer l’étiquette énergétique d’un logement.

  • Typologie : avec 19,6 % de maisons individuelles, les résultats d’ensemble reflètent principalement des appartements. La comparaison d’une maison avec ce profil global demande donc de conserver à l’esprit cette différence de composition.
  • Ancienneté : la tranche 1989-2000 concentre 24,1 % des diagnostics. Les logements antérieurs à 1975 représentent 34,4 % du corpus ; ceux d’avant 1948 sont inclus dans cette proportion et ne doivent pas y être ajoutés.
  • Surface : la médiane atteint 63 m², comme à l’échelle d’Évreux. Cette valeur est un point de repère central du corpus, pas une description de la surface de chaque appartement ou maison.

Des classes C et D nombreuses, mais 67 logements classés F ou G

La répartition des étiquettes est principalement structurée par la classe C, avec 436 diagnostics, puis par la classe D, avec 351 diagnostics. La classe E rassemble pour sa part 167 logements. À l’extrémité la moins consommatrice de cette répartition, aucun diagnostic n’est classé A et seuls 2 sont classés B. À l’autre extrémité, les classes F et G regroupent respectivement 47 et 20 logements. Les 67 logements classés F ou G représentent ainsi 6,5 % du corpus du quartier. Cette distribution montre que les situations énergétiques ne sont pas uniformes à La Filandière. Elle ne permet cependant pas de localiser les logements concernés dans une rue ou un immeuble, ni d’attribuer leurs résultats à une cause technique précise.

  • Classes A et B : 0 diagnostic en A et 2 en B. Ces résultats sont très peu représentés dans l’échantillon local ; ils ne permettent pas de décrire un segment important du quartier.
  • Classes C et D : 436 diagnostics en C et 351 en D. Ce sont les deux catégories les plus présentes, ce qui constitue le principal repère pour lire la distribution locale.
  • Classe E : 167 diagnostics. Cette catégorie doit rester visible dans l’analyse, qui ne peut pas se limiter à opposer les classes C et D aux seules passoires énergétiques.
  • Classes F et G : 47 diagnostics en F et 20 en G, soit 67 logements au total. Leur proportion de 6,5 % décrit le corpus analysé, sans déterminer le classement d’un bien particulier.

Par rapport à Évreux, des indicateurs énergétiques contrastés

La comparaison avec Évreux ne livre pas un verdict unique. La part de passoires énergétiques est plus élevée à La Filandière : 6,5 %, contre 5,8 % pour la ville. La consommation médiane est également supérieure, à 182 kWh/m²/an contre 171 kWh/m²/an. Pourtant, le coût énergétique annuel médian estimé est légèrement inférieur dans le quartier, à 967 €, contre 983 € à l’échelle communale. Ces indicateurs doivent être présentés séparément : les données fournies ne permettent pas d’expliquer pourquoi ils évoluent dans des directions différentes. La surface médiane est identique, à 63 m². Enfin, la part du bâti antérieur à 1948 est très proche, avec 10,5 % à La Filandière contre 10,4 % dans la ville. Cette proximité d’ancienneté ne signifie pas que les performances sont identiques.

Vendre à La Filandière : situer le bien sans lui attribuer la moyenne

Pour vendre un logement à La Filandière, les statistiques du quartier servent avant tout à contextualiser son DPE. Un bien classé C appartient à la catégorie la plus représentée parmi les 1 023 diagnostics analysés ; un bien classé F ou G se situe dans un groupe moins fréquent, mais bien présent localement. Cette position ne permet pas, à elle seule, de conclure sur sa valeur ou sur les conditions de sa vente. La présentation du bien gagne à distinguer son étiquette individuelle, sa consommation estimée et ses caractéristiques propres des médianes du quartier. Le coût annuel médian de 967 € ne doit notamment pas être présenté comme celui du logement vendu. Les données disponibles ne permettent de chiffrer ni une décote, ni une valorisation, ni l’effet de travaux éventuels.

Louer : examiner le DPE individuel plutôt que le seul profil local

Pour un projet de location, la présence de 67 logements classés F ou G appelle une lecture attentive du diagnostic du bien concerné, sans étendre cette situation à tout le quartier. Les chiffres fournis décrivent des performances énergétiques ; ils ne précisent pas les règles applicables à une mise en location et ne suffisent donc pas à conclure sur la possibilité de louer un logement donné. Pour le candidat locataire comme pour le bailleur, la consommation médiane de 182 kWh/m²/an et le coût annuel médian estimé de 967 € restent des repères collectifs. Ils ne constituent pas une prévision de dépense personnelle. Il convient de distinguer clairement ces valeurs du quartier des estimations inscrites dans le diagnostic individuel et de ne pas déduire une facture future de la seule étiquette.

Questions fréquentes

La Filandière est-elle moins performante énergétiquement que l’ensemble d’Évreux ?

Deux indicateurs sont plus élevés dans le quartier : la part de classes F et G, à 6,5 % contre 5,8 %, et la consommation médiane, à 182 contre 171 kWh/m²/an. Le coût annuel médian estimé est toutefois inférieur, à 967 € contre 983 €. Ces résultats contrastés ne justifient pas un jugement uniforme sur tous les logements.

Les logements anciens dominent-ils le bâti analysé à La Filandière ?

La tranche de construction la plus représentée est 1989-2000, avec 24,1 % des diagnostics, sans constituer une majorité. Les logements construits avant 1975 représentent 34,4 % du corpus, dont 10,5 % datent d’avant 1948. Le quartier associe donc plusieurs générations de bâti, et son ancienneté ne suffit pas à déterminer l’étiquette d’un logement.

Peut-on utiliser les 967 € médians pour présenter les dépenses d’un bien à vendre ou à louer ?

Non, les 967 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans le corpus du quartier, et non au montant propre à chaque logement. Cette donnée peut être citée comme contexte local, à condition de la distinguer de l’estimation individuelle. Elle ne garantit ni une dépense réelle ni une facture future pour l’occupant.

Sources officielles

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