DPE au Clos au Duc à Évreux : comprendre le bâti pour vendre ou louer

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Au Clos au Duc à Évreux, les 965 DPE analysés décrivent un parc majoritairement composé d’appartements, largement construit entre 1948 et 1974. Avec 11,8 % de logements classés F ou G dans cet échantillon, le quartier présente une proportion de passoires énergétiques supérieure à celle de la ville.

DPE au Clos au Duc à Évreux : comprendre le bâti pour vendre ou louer — Évreux

Le dossier énergétique du Clos au Duc repose sur 965 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Évreux. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur époque de construction et leurs niveaux de performance. Elles offrent un cadre de lecture utile pour préparer une vente ou une location, sans remplacer l’examen du logement concerné. La distinction est importante : une tendance de quartier ne constitue pas une étiquette attribuable à chaque adresse. Les résultats mettent notamment en évidence la place du bâti de 1948 à 1974, la prédominance des appartements et une présence des classes F et G plus marquée qu’à l’échelle communale.

Un bâti dominé par les appartements de la période 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Le Clos au Duc)Part du quartier
A10,1 %
B20,2 %
C24825,7 %
D24125,0 %
E35937,2 %
F788,1 %
G363,7 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Le Clos au Duc (Évreux).

La période 1948-1974 représente 58,8 % des diagnostics du Clos au Duc : elle constitue donc le principal repère pour comprendre le bâti observé. Au total, 63,3 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1975. Le quartier ne se caractérise toutefois pas par une forte présence du bâti le plus ancien, puisque les constructions antérieures à 1948 représentent seulement 4,6 % des diagnostics, contre 10,4 % à Évreux. Les maisons individuelles comptent pour 16,7 % de l’échantillon, le reste correspondant à des appartements. Cette structure invite à examiner les caractéristiques propres à chaque logement plutôt qu’à déduire sa performance de son seul âge. Les données fournies ne précisent ni les matériaux employés, ni les équipements, ni les travaux déjà réalisés.

Des étiquettes surtout réparties entre C, D et E

La classe E est la plus représentée au Clos au Duc, avec 359 diagnostics. Les classes C et D occupent également une place importante, avec respectivement 248 et 241 diagnostics. À l’autre extrémité de la distribution, les classes A et B restent très peu présentes dans l’échantillon : un diagnostic est classé A et deux sont classés B. Cette répartition montre que le profil énergétique du quartier ne se résume pas à ses passoires. Plusieurs niveaux de performance coexistent au sein d’un bâti largement construit à la même période. Pour un vendeur, un bailleur ou un candidat à l’achat, l’étiquette du bien permet ainsi de le situer dans ce paysage local, sans présumer de l’état énergétique des logements voisins.

  • Classes A et B : 1 diagnostic en A et 2 en B. Ces catégories sont présentes, mais leurs faibles effectifs ne permettent pas de décrire un segment représentatif du quartier.
  • Classe C : 248 diagnostics. Cette présence rappelle qu’une part du parc diagnostiqué affiche une étiquette distincte des classes D, E, F et G, malgré l’âge dominant du bâti.
  • Classes D et E : 241 diagnostics en D et 359 en E. La classe E constitue la catégorie la plus fréquente et mérite une attention particulière dans la lecture du marché local.
  • Classes F et G : 78 diagnostics en F et 36 en G. Les 114 logements concernés forment le groupe des passoires énergétiques identifié dans les données du quartier.

Une proportion de passoires supérieure à celle d’Évreux

Les logements classés F ou G représentent 11,8 % des diagnostics du Clos au Duc, contre 5,8 % pour l’ensemble d’Évreux. Le quartier présente donc une proportion de passoires énergétiques plus élevée que la référence communale. La consommation médiane va dans le même sens : elle atteint 254 kWh/m²/an dans le quartier, contre 171 kWh/m²/an à l’échelle de la ville. Ces indicateurs décrivent un profil global moins favorable sur les dimensions mesurées, mais ils n’en établissent pas les causes. En particulier, la moindre présence de constructions antérieures à 1948 ne suffit pas à expliquer les résultats. Les informations disponibles ne permettent pas de départager les effets de l’isolation, du chauffage, des rénovations ou des caractéristiques des bâtiments.

  • Passoires énergétiques : 11,8 % au Clos au Duc et 5,8 % à Évreux. Cette comparaison porte sur la proportion de classes F et G, et non sur une étiquette moyenne calculée pour chaque territoire.
  • Consommation médiane : 254 kWh/m²/an dans le quartier et 171 kWh/m²/an dans la ville. L’expression par unité de surface permet de distinguer cet indicateur d’une consommation totale par logement.
  • Coût énergétique annuel médian estimé : 1 094 € dans le quartier, contre 983 € à Évreux. Il s’agit d’un repère statistique issu des estimations, pas d’une facture garantie pour un futur occupant.
  • Surface médiane : 52 m² au Clos au Duc et 63 m² à Évreux. Les logements diagnostiqués présentent donc des surfaces médianes différentes, à conserver à l’esprit lors des comparaisons.

Pour vendre : situer le bien sans lui attribuer la moyenne du quartier

Pour préparer une vente au Clos au Duc, les statistiques locales servent d’abord à contextualiser le DPE du logement. Un bien classé C ne présente pas la même étiquette que les 359 logements classés E ou les 114 classés F et G de l’échantillon. Il convient donc de partir du diagnostic propre au bien, puis de présenter séparément sa consommation estimée, sa surface et les éléments documentés sur son état. La médiane locale de 254 kWh/m²/an peut constituer un point de comparaison, mais pas une valeur à appliquer automatiquement au logement vendu. Les faits disponibles ne renseignent ni les transactions ni les effets du DPE sur leur montant. Ils ne permettent donc de chiffrer aucune décote ou valorisation.

Pour louer : distinguer performance du logement et budget estimé

Dans un projet de location, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 094 € constitue un repère de quartier, non le budget prévisible de chaque locataire. La surface médiane de 52 m² ne décrit pas davantage tous les biens proposés. Pour informer un candidat, la démarche consiste à utiliser les données du logement concerné et à distinguer clairement son étiquette, sa consommation estimée et son estimation de dépenses énergétiques. La présence de 11,8 % de classes F et G justifie une vigilance sur la performance individuelle, sans permettre de conclure au statut locatif d’un bien à partir de son adresse. Les données fournies ne contiennent pas les éléments réglementaires nécessaires pour établir ses conditions juridiques de mise en location.

Questions fréquentes

Le Clos au Duc est-il moins performant énergétiquement que l’ensemble d’Évreux ?

Les indicateurs fournis sont moins favorables dans le quartier : les classes F et G représentent 11,8 % des diagnostics, contre 5,8 % à Évreux, et la consommation médiane atteint 254 kWh/m²/an, contre 171 kWh/m²/an. Cette comparaison décrit les échantillons analysés. Elle ne signifie pas que chaque logement du Clos au Duc est moins performant que chaque logement de la ville, et ne fournit pas d’étiquette moyenne communale.

Quel type de logement domine dans le quartier ?

Les appartements dominent dans les diagnostics analysés, les maisons individuelles ne représentant que 16,7 % de l’échantillon. La période de construction la plus représentée est 1948-1974, avec 58,8 % des diagnostics. Les logements antérieurs à 1948 comptent pour 4,6 %, contre 10,4 % à Évreux. Ces données décrivent la structure du bâti observé, mais ne renseignent pas les équipements ni les éventuelles rénovations de chaque logement.

Peut-on utiliser les 1 094 € médians pour annoncer les dépenses d’un logement ?

Non, les 1 094 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans l’échantillon du quartier. Ce montant ne constitue ni l’estimation propre à un bien donné ni une facture future garantie. Pour une vente ou une location, il faut distinguer ce repère local des informations figurant dans le DPE du logement. La même précaution s’applique à la consommation médiane de 254 kWh/m²/an et à la surface médiane de 52 m².

Sources officielles

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