À Évreux, les DPE dessinent un parc dominé par la classe C et le bâti ancien

Publié le 24 septembre 2026 10 min de lecture

L’extraction ADEME du 18 septembre 2026 rassemble 16 786 diagnostics enregistrés dans le périmètre local d’Évreux, dont 47,0 % en classe C. Cette photographie, analysée au 24 septembre 2026, décrit des enregistrements et non un décompte de logements uniques.

À Évreux, les DPE dessinent un parc dominé par la classe C et le bâti ancien — Évreux

Une photographie de septembre, pas un recensement des logements

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Évreux
A159
B584
C7 888
D4 673
E2 510
F701
G271
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-18.

Au 24 septembre 2026, la dernière photographie officielle utilisée pour analyser le parc immobilier diagnostiqué à Évreux repose sur une extraction ADEME datée du 18 septembre. Son intérêt local tient à une combinaison précise : une classe C très présente, une période de construction dominante située entre 1948 et 1974 et un chauffage principal au gaz naturel largement représenté dans les enregistrements. L’actualité est ici la mise à jour de cette lecture chiffrée, sans événement municipal associé. Pour les propriétaires vendeurs, les bailleurs et les acquéreurs, elle fournit un cadre de comparaison, mais ne permet pas d’attribuer les caractéristiques moyennes du corpus à un bien particulier.

Le périmètre correspond à Évreux, dans l’Eure, identifiée par le code INSEE 27229. Le jeu local retient une population communale de référence de 49 360 habitants et contient 16 786 diagnostics enregistrés. Ces deux nombres ne décrivent pas la même réalité et ne permettent pas de calculer une couverture du parc immobilier. Surtout, un même logement peut apparaître plusieurs fois dans la base : les 16 786 entrées ne représentent donc pas nécessairement autant de logements distincts. Cette distinction commande toute l’analyse. Les proportions d’étiquettes décrivent la composition des diagnostics enregistrés, et non la répartition certaine de l’ensemble des logements de la commune.

À Évreux, la classe C arrive en tête avec 47,0 % des diagnostics

Avec 7 888 diagnostics, soit 47,0 % des enregistrements, la classe C constitue le premier trait du profil local. La classe D suit avec 4 673 diagnostics et 27,8 %. La lecture d’Évreux ne peut donc pas se résumer aux seules étiquettes les moins favorables : le centre de la distribution occupe une place majeure dans cette photographie. Pour un vendeur ou un acquéreur, cette information situe une étiquette individuelle dans le corpus communal sans lui attribuer une valeur marchande. Elle ne permet ni de prévoir un prix, ni de mesurer un délai de vente, ni de conclure que deux biens de même classe présentent des caractéristiques identiques. Si vous préparez une cession, notre outil d’estimation immobilière à Évreux s’appuie sur les transactions réelles enregistrées dans la commune.

Les classes A et B comptent respectivement 159 et 584 diagnostics enregistrés, soit 0,9 % et 3,5 %. À l’autre extrémité, les classes F et G réunissent 972 diagnostics, soit 5,8 %. Entre ces groupes, la classe E représente 2 510 enregistrements et 15,0 %. La forte présence de C ne fait donc pas disparaître les enjeux attachés aux autres étiquettes, notamment E. Ces chiffres restent une photographie : sans série antérieure comparable, ils ne démontrent ni amélioration ni dégradation du parc diagnostiqué. Ils ne disent pas davantage combien de logements auraient changé de classe ou quels travaux pourraient expliquer un éventuel changement.

  • Classes A et B : 159 diagnostics en A, soit 0,9 %, et 584 en B, soit 3,5 % des enregistrements.
  • Classes C et D : 7 888 diagnostics en C, soit 47,0 %, et 4 673 en D, soit 27,8 %.
  • Classes E, F et G : 2 510 diagnostics en E, soit 15,0 %, 701 en F, soit 4,2 %, et 271 en G, soit 1,6 %.

Le poids du bâti de 1948 à 1974 distingue cette photographie

La période de construction dominante est 1948-1974 : elle représente 40,9 % du corpus géolocalisé. Ce poids donne une profondeur particulière à la lecture énergétique locale, sans suffire à expliquer la répartition des étiquettes. Le bâti antérieur à 1949 représente 10,4 %, celui antérieur à 1975 atteint 51,3 %, et les périodes antérieures à 2001 rassemblent 87,3 %. Ces indicateurs rendent visible l’importance des périodes anciennes dans le corpus observé. Ils ne doivent toutefois pas être additionnés : les seuils d’ancienneté se recouvrent. La tranche dominante 1948-1974 et les regroupements « antérieur à » ne constituent pas une succession de catégories indépendantes.

La coexistence d’une forte proportion de constructions anciennes et d’une classe C dominante appelle surtout une lecture prudente. Les données fournies ne croisent pas ici l’année de construction et l’étiquette de chaque diagnostic. Elles ne permettent donc pas d’affirmer que les bâtiments de 1948 à 1974 sont principalement classés C, ni que leur ancienneté cause une consommation donnée. Pour un acquéreur, l’année de construction et l’étiquette restent deux informations distinctes à lire pour le bien considéré. Pour un propriétaire, la photographie communale ne documente pas l’histoire des travaux de son logement et ne permet pas de reconstituer son état énergétique à partir de sa seule période de construction.

Maisons et surfaces : ne pas fabriquer un logement type

Les maisons individuelles représentent 19,4 % dans les données locales fournies, tandis que la surface médiane est de 63 m². Ces deux repères complètent le profil d’Évreux, mais ne décrivent pas à eux seuls un bien représentatif de toutes les situations. La médiane est un indicateur de position dans une distribution, pas la surface de chaque logement diagnostiqué. Elle ne renseigne pas non plus sur la dispersion des surfaces. De même, la part des maisons individuelles ne permet pas d’attribuer automatiquement une catégorie précise à tous les autres enregistrements : le détail de cette répartition complémentaire n’est pas fourni dans les faits disponibles.

Pour un vendeur de maison, cette part de 19,4 % invite à ne pas confondre le profil global du corpus avec celui des seules maisons individuelles. Aucune distribution des étiquettes propre à cette catégorie n’est fournie. Il serait donc infondé de lui appliquer directement les 47,0 % de classe C ou les 5,8 % de classes F et G observés dans l’ensemble des diagnostics. La même limite vaut pour la surface : les 63 m² médians ne sont pas présentés comme une médiane spécifique aux maisons. Une comparaison utile garde ainsi séparés le type de bien, sa surface et son étiquette, plutôt que de les fusionner artificiellement.

Énergie : trois repères qui ne constituent pas une facture

La consommation médiane est de 171 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé atteint 983 €. Ces valeurs donnent deux repères distincts : l’un porte sur une consommation rapportée à la surface, l’autre sur une estimation annuelle exprimée en euros. Le mot « estimé » doit rester attaché au coût communiqué. Les 983 € ne constituent pas une facture constatée pour chaque logement, ni un montant garanti à un acquéreur ou à un locataire. La photographie ne fournit pas de distribution détaillée des coûts permettant de mesurer les écarts entre les différents enregistrements ou de situer précisément un bien autour de cette médiane.

Le gaz naturel est le chauffage principal mis en avant dans l’extraction, avec 7 920 diagnostics concernés. Cette présence caractérise le corpus, sans établir une relation causale avec sa consommation médiane ou sa classe la plus fréquente. Aucun croisement entre chauffage, surface, période de construction et étiquette n’est fourni. Il serait notamment trompeur de combiner les 63 m² médians et les 171 kWh/m²/an médians pour présenter la consommation annuelle d’un logement « typique » d’Évreux : rien n’établit que ces médianes décrivent les mêmes enregistrements. Pour lire une annonce ou préparer une vente, ces repères communaux servent donc de contexte, non de substitut aux données du bien.

  • 171 kWh/m²/an : consommation médiane du corpus, sans ventilation fournie par étiquette ou par période de construction.
  • 983 € : coût énergétique annuel médian estimé, à ne pas présenter comme une facture individuelle ou un engagement de dépense.
  • 7 920 diagnostics : nombre d’enregistrements avec le gaz naturel comme chauffage principal, et non nombre établi de logements uniques concernés.

À Évreux, 2 510 diagnostics E face à l’échéance locative de 2034

Pour les bailleurs, les étiquettes ont une portée qui dépasse leur fréquence statistique. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent ensuite F en 2028 et E en 2034. À Évreux, le corpus compte 271 diagnostics G, 701 F et 2 510 E. Ces effectifs ne mesurent toutefois pas le nombre de logements proposés à la location, ni celui des baux concernés. Les données ne distinguent pas ici les situations locatives et ne permettent pas de convertir les enregistrements en un volume de logements uniques soumis à ces échéances.

Pour la vente, l’audit énergétique réglementaire concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec une application à la classe E depuis le 1er janvier 2025. La présence de 2 510 diagnostics E est donc un élément important de cette photographie, au-delà des seules classes F et G. Il n’est cependant pas possible de chiffrer les ventes concernées à Évreux : le corpus ne fournit pas le croisement entre étiquette, maison individuelle ou immeuble en monopropriété et projet de vente. Un diagnostic E enregistré ne peut donc pas être assimilé automatiquement à une vente soumise à audit.

  • Bailleurs : distinguer la règle concernant les nouveaux baux en G des échéances prévues pour F en 2028 et E en 2034.
  • Vendeurs : lire ensemble l’étiquette et le type de bien pour comprendre le champ de l’audit énergétique réglementaire indiqué dans les faits.
  • Acquéreurs : ne pas déduire de la part communale des classes E, F et G les caractéristiques du bien envisagé ou le nombre de ventes concernées.

À Évreux, cinq secteurs étudiés sans chiffres pour les comparer

Cinq quartiers ou secteurs IRIS figurent dans l’analyse locale : École de Musique, Isambard, La Filandière, Le Clos au Duc et Hippodrome. Leur présence précise le cadre territorial étudié, mais aucun chiffre sectoriel n’est fourni ici. Il n’est donc pas possible de désigner le secteur le plus performant, celui qui compterait le plus de diagnostics F ou G, ou celui où les coûts estimés seraient les plus faibles. La distribution communale ne doit pas être recopiée comme si elle décrivait chacun de ces secteurs. Pour un lecteur qui compare des biens, cette limite évite de transformer une simple liste de territoires analysés en palmarès énergétique.

Les familles de risques recensées par Géorisques sont l’inondation, le mouvement de terrain, le feu de forêt, le risque industriel et le transport de marchandises dangereuses. Le potentiel radon indiqué est de 1 ; la zone sismique est non renseignée. Cette dernière mention signale une information absente dans les éléments fournis, et non une absence de risque. La liste communiquée ne permet pas davantage d’affirmer qu’un bien précis serait exposé à toutes ces familles. Elle apporte une dimension distincte de la performance énergétique : aucune relation chiffrée n’est fournie entre risques, secteurs IRIS et étiquettes DPE, et aucun classement des biens ne peut en être tiré.

À Évreux, le gaz naturel est le chauffage principal de 7 920 diagnostics

L’utilité de cette photographie tient à la hiérarchie des informations qu’elle rend visible. À Évreux, la classe C domine les diagnostics enregistrés, tandis que la classe E représente un groupe plus important que F et G réunies. Le corpus géolocalisé est marqué par la période 1948-1974, et le gaz naturel apparaît dans 7 920 diagnostics comme chauffage principal. Ces constats décrivent plusieurs dimensions du parc diagnostiqué, sans établir de liens individuels entre elles. Pour les vendeurs, bailleurs et acquéreurs, ils permettent de distinguer ce qui relève du contexte communal de ce qui doit être connu pour un bien donné, sans anticiper un prix ni un calendrier.

La principale réserve reste le périmètre de mesure. Les diagnostics enregistrés, les données d’ancienneté du corpus géolocalisé et les informations territoriales ne doivent pas être traités comme un recensement exhaustif de logements uniques. La photographie ne fournit ni historique comparable, ni décompte dédoublonné, ni croisement détaillé de toutes les caractéristiques présentées. Elle ne permet donc pas de mesurer une évolution, d’expliquer les étiquettes par l’ancienneté ou d’attribuer une performance à un secteur. Au 24 septembre 2026, sa conclusion est plus précise : elle documente la structure des enregistrements disponibles dans l’extraction du 18 septembre, avec des repères utiles et des limites explicites.

Questions fréquentes

Les 16 786 diagnostics correspondent-ils à 16 786 logements à Évreux ?

Non. La base compte 16 786 diagnostics enregistrés et un même logement peut y apparaître plusieurs fois. Aucun décompte de logements uniques n’est fourni. Les pourcentages d’étiquettes décrivent donc les enregistrements, pas nécessairement l’ensemble du parc communal.

Quelle place occupent les étiquettes E, F et G dans les données locales ?

La classe E rassemble 2 510 diagnostics, soit 15,0 % des enregistrements. La classe F en compte 701, soit 4,2 %, et la classe G 271, soit 1,6 %. F et G réunies représentent 972 diagnostics enregistrés, soit 5,8 %.

Que signifie le coût énergétique médian de 983 € par an ?

Il s’agit du coût énergétique annuel médian estimé indiqué dans les données locales. Ce montant n’est pas une facture individuelle ni une dépense garantie pour un logement. Il accompagne une consommation médiane de 171 kWh/m²/an, sans croisement détaillé fourni entre ces indicateurs.

Sources officielles

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